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Réunion du FSD du 04/05/2006

mercredi 12 avril 2006.
 

FORUM SOCIAL DEPARTEMENTAL

La prochaine réunion du Forum Social Départemental aura lieu :

JEUDI 4 MAI, 20h30
Salle Timbaud, rue Saint-Paul, Poitiers

proposition d’ordre du jour :
- préparation des assises nationales des collectifs du 29 mai qui auront lieu les 12 et mai
- préparation d’une initiative à Poitiers le 29 mai, jour anniversaire de notre victoire au référendum
- point sur les initiatives sur les services publics
- actualité


Après une présentation du nouveau projet de "charte antilibérale" des comités du 29 mai, la discussion lors de la réunion du 4 mai s’est orientée sur le chapitre "rupture démocratique".
Sans oublier que ce débat sur la démocratie nécessite d’être associé à celui "qui crée les richesses ?", à la question du partage des richesses produites. A ce propos, il y a des réponses en débat et popularisées depuis plusieurs années comme celles de "l’interdiction des licenciements", d’un fonds patronal abondé par le patronat permettant un financement de la sécurisation des parcours professionnels des salariés.
 
Une perspective importante est celle des élections présidentielles et législatives prévues pour 2007, qui auront peut-être lieu plus tôt. La question est d’une urgente actualité dès à présent. L’objectif est de présenter des candidatures unitaires de la gauche antilibérale. En sachant que pour les questions programmatiques il existe cette charte, mais aussi un document de la Fondation Copernic, des textes d’ATTAC, un forum de la gauche et des écologistes( mais là avec la direction du PS) ; et la liste est incomplète.
 
Un accord s’est fait pour engager un travail localement sur cette question, et plus précisément sur les changements institutionnels nécessaires.
Le bilan du fonctionnement actuel de la vie politique est inquiétant : 
affaire dite Clearstream,
 élus trustant les postes électifs et reconduits sans cesse, partis d’élus qui se soucient fort peu des programmes électoraux ou des programme de politique générale et ne se sentent pas tenus par eux,
"démocratie participative" transformée en slogan publicitaire et couvrant des pratiques autoritaires,
 
il faudrait faire un bilan plus détaillé des pratiques démocratiques et des faux-semblants qui en tiennent lieu. Pour avancer des exigences pour une "rupture démocratique". Dès à présent un renouvellement des élus est indispensable : cela passe par le non renouvellement des mandats électifs, le non cumul des mandats électifs, l’exigence que la fonction de représentant ne soit pas une carrière. La question de représentants "élus et révocables" doit être rediscutée, comme au Venezuela par exemple. 
 
Il n’y a pas accord sur le rôle des partis.
Formes politiques du passé condamnées à s’intéresser à des intérêts particuliers d’organisation, s’éloignant toujours plus de leurs principes affichés ?
Ou faut-il différencier les partis de gauche des partis de droite, et parmi les partis de gauche, les partis de gouvernement de ceux qui n’ont pas eu de responsabilités dans la direction de l’Etat ? Les partis de gouvernement sont polarisés à temps complet par les échéances électorales et par celle qui les structurent toutes en cette Cinquième République, l’élection présidentielle. Ces partis deviennent le lieu de choix d’une personnalité pour incarner chaque parti, les débats y sont anémiés quand ils existent.
 
Vers une Sixième République ? Si oui, quel contenu lui donner ?
 
Il y a un petit monde politico-médiatique qui avec les présidentiables, les instituts de sondages, quelques journalistes-éditorialistes et des "experts" de divers ordres, réduit la vie politique à un bavardage non contradictoire. Il faut en faire l’analyse critique, à nouveau.
 
La politique n’est pas l’affaire des seuls partis. Syndicats et associations militantes diverses associations (ATTAC, Fondation Copernic, Raisons d’agir..) prennent part aussi, à leur façon, à la vie politique.
On peut dire, au vu du mouvement récent de la jeunesse par exemple, que les partis voient leur rôle changer ; de même que les syndicalistes lors des grèves ont un rôle d’animateur ou de co-animateur et non de direction, les militants politiques ont une fonction de co-animation dans les mobilisations politiques.
 
Comment organiser la diversité des intérêts, des opinions, des options stratégiques ? Puisque la démocratie est l’organisation du pluralisme, et processus jamais figé. Quelles organisations comme intellectuels collectifs (groupes avec leurs presse, leurs programmes, etc...) pourraient mieux permettre que la discussion politique redevienne l’affaire du plus grand nombre, et de celles et ceux qui se vivent exclus des choix essentiels ?
Qu’appelle-t-on alors prendre le pouvoir ? Il faudrait faire un bilan des pouvoirs que nous pouvons avoir. Les contre-pouvoirs ne sont-ils qu’une des manières de prendre "des pouvoirs" ?
 
Sur la diversité des références politiques, on peut faire une liste rapide :
le socialisme des coopératives, des mutuelles,  des grèves de 1936, du socialisme autogestionnaire,
l’antilibéralisme keynésien qui veut un Etat régulateur de l’économie et redistributeur, un nouvel Etat social, une république rénovée,
le communisme avec l’insistance particulière  donnée à la rupture révolutionnaire,
le syndicalisme révolutionnaire,
et toutes ces références pouvant s’entrecroiser et devant se reconsidérer sous les critiques radicales apportées par le féminisme et l’écologie politique.
Toutes ces références valables en ce qu’elles concourent à une critique des totalitarismes.

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