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Mobilisation Unitaire le samedi 11 février 2006

contre le projet de directive Bolkestein
lundi 30 janvier 2006.
 

La mobilisation du 11 février n¹est pas un point terminal à l¹action pour obtenir le rejet de la directive Bolkestein. Au contraire, cela va donner une nouvelle impulsion. En effet, ces derniers mois, la poursuite du processus d¹adoption de la directive n¹était connue que dans des cercles relativement restreints. Avec le débat et le vote au Parlement Européen, ce dossier va connaître une forte médiatisation, qui va le réinscrire au coeur du débat public pour le plus grand nombre.

Cette directive avait, au printemps 2005, provoqué l’indignation des citoyens et suscité des prises de positions hostiles de la quasi-totalité des responsables politiques. La prise de conscience de masse de la nocivité de ce projet est donc appelée à se réactiver si nous amplifions nos initiatives pour informer, médiatiser, interpeller, mobiliser (tracts, réunions publiques, manifestations, interpellation des élus et des pouvoirs publics, etc).

Cette mobilisation ne s¹arrêtera pas à l¹issue de cette séance parlementaire. En effet, l¹adoption de cette directive relève de la co-décision entre le Parlement et le Conseil (voir fin du texte joint de R.M. Jennar). Après le passage au Parlement, la directive viendra devant le Conseil européen, peut-être lors de sa session de juin 2006. Entre temps, nous aurons donc l¹opportunité de continuer à faire monter la pression sur le président de la République et le gouvernement pour, en s¹appuyant sur leurs déclarations du printemps dernier, exiger qu¹ils s¹opposent à l’adoption de cette directive.

POUR REUSSIR CETTE MOBILISATION PROLONGEE, MIEUX VAUT PARTIR DU BON PIED
ET NE PAS RATER L’ETAPE DU 11 FEVRIER.

1 - IL NOUS FAUT ABSOLUMENT REUSSIR UNE MOBILISATION A LA HAUTEUR DE L’ENJEU POUR LA MANIFESTATION EUROPEENNE DE STRASBOURG LE SAMEDI 11 FEVRIER.

Des manifestants venus des pays d’Europe les plus proches participeront (Allemagne, Belgique). La mobilisation est également en cours localement, mais ne peut suffire à assurer une participation à la hauteur de l’enjeu.

IL FAUT DONC UNE MOBILISATION DE TOUTES LES REGIONS POUR QUI LE DEPLACEMENT A STRASBOURG NE SE HEURTE PAS A DES DIFFICULTES INSURMONTABLES.

Pour la Région Parisienne, des négociations sont en cours avec la SNCF pour un train spécial (564 places) partant vers 8h, pour un tarif de l’ordre de 55 euros aller-retour.

IL FAUT CONFIRMER AVANT LE 20 JANVIER LES ESTIMATIONS DE PARTICIPATION ET
VOS ENGAGEMENTS FINANCIERS POUR FINALISER LA RESERVATION.
Faites remonter vos estimations et engagements à : < allaire@sudptt.fr >

Nous connaissons la difficulté liée à l¹existence de deux manifestations du fait de la décision de la CES en faveur d¹une manifestation en semaine, appuyée sur des disponibilités syndicales, mais qui ne favorise pas la participation citoyenne. Nous présentons les différentes initiatives comme complémentaires et poursuivant un but commun.

Nous connaissons aussi les difficultés liées à la distance, mais l’importance de l¹enjeu nécessite de faire l¹effort.

Quant aux doutes parfois exprimés sur l¹efficacité d¹une pression sur un Parlement dominé par les libéraux, observons que l¹émotion suscitée au printemps dernier et les initiatives (pourtant limitées) prises depuis octobre ont eu de premiers résultats. Le Parlement Européen a été amené à adopter des amendements qui essayent de masquer quelques aspects trop voyants de la directive tout en préservant sa logique de fond (voir note jointe de Pierre Khalfa).

Il faut accentuer la pression et préparer ainsi plus favorablement l’étape suivante de mobilisation en direction de Chirac et du Conseil européen qui visera à obtenir le retrait pur et simple de la directive.

2 ­ La mobilisation ne se réduit pas à la manifestation européenne du samedi 11 février à Strasbourg. Il faut multiplier les initiatives dans la période qui vient.

Depuis quelques semaines, les initiatives locales se développent. Les 30 000 affiches et 200 000 cartes-pétitions sont épuisées et en cours de retirage. Plusieurs réunions publiques locales ont été tenues. Des distributions de tracts ont eu lieu. Des interpellations de parlementaires se sont multipliées. Il nous faut maintenant franchir un cran supplémentaire de mobilisation autour du samedi 11 février.

- DANS LES SEMAINES QUI NOUS SEPARENT DU 11 FEVRIER, nous devons développer les initiatives : information des citoyens, tracts dans les entreprises et les cités, réunions publiques, interpellations des élus et des pouvoirs publics, rassemblements, etc.

- DANS LES JOURS PRECEDENTS LE 11 FEVRIER, nous devons viser la médiatisation de nos positions : conférences de presse, initiatives à vocation médiatiques, etc.

- LE 11 FEVRIER MEME, dans toutes les villes POUR LESQUELLES LE DEPLACEMENT A STRASBOURG S’AVERE IMPOSSIBLE, il faut organiser des manifestations locales, en s’adressant à toutes les forces politiques syndicales et associatives, en essayant de réaliser l¹unité la plus large qui n¹a pu se faire à Strasbourg.

Mais nous devons absolument veiller à assurer la plus forte mobilisation pour la Manifestation à Strasbourg même ; une participation insuffisante ne serait pas un bon tremplin pour la poursuite de la mobilisation. Nous en appelons donc à la responsabilité de chacune et de chacun.

CD ­ 10/02/2006

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