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Le FSD soutient l’appel des étudiants !

RETRAIT DU CPE
lundi 20 février 2006.
 

Mobilisation générale contre le CPE !


Invitation aux étudiants, lycéens, aux membres du Forum Social Départemental, aux syndicats, associations et partis politiques soutenant la mobilisation étudiante contre le CPE et contre la suppression des postes au CAPES...

> MERCREDI 1er MARS, 20h30
Meeting unitaire aux Salons de Blossac avec interventions des étudiants et lycéens en mouvement, de nombreux syndicalistes, militants associatifs et politiques (infos, table-ronde, clips vidéos, buvette...)

> JEUDI 2 MARS, 17h
Placed’armes, manifestation unitaire à l’appel del’intersyndicale del’Université et de la coordination étudiante- mardi 7 mars, 20h,Concert de soutien aux Salons de Blossac

> MARDI 7 MARS
Manifestation générale et unitaire
Rendez-vous à 14h30 au Stade Rébeilleau (Beaulieu)
Mouvement étudiant & lycéen, soutenu par le Forum Social. Les syndicats CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, UNEF et la FCPE appellent à s’unir contre le CPE/CNE.



CPE : appel de la coordination nationale de Rennes


Nous, étudiants délégués d’unetrentaine d’universités mobilisées et en grève réunies en coordinationnationale à Rennes 2 le samedi 18 février, sommes déterminés àpoursuivre jusqu’au bout le combat pour le retrait pur et simple duCPE. Loin d’être une attaque isolée, le CPE fait suite à une longuesérie de contre réformes mise en place par le gouvernement qui n’a eude cesse de détruire un par un nos acquis sociaux (retraites, assurancemaladie...), de développer la précarité, de s’attaquer aux servicespublics et de dévaloriser nos diplômes (LMD, Pacte pour la recherche,loi Fillon sur l’école...).

Mais le CPE constitue une attaque sans précédent car il fait de la jeunesse une main-d’œuvre corvéable et jetable à merci.Jetable, car à tout moment, le jeune salarié pourra se faire licencierquasiment sans indemnité et quasiment sans préavis et surtout sans quel’employeur ait à justifier le motif de licenciement. Corvéable car lejeune salarié ne pourra plus défendre ses droits les plus élémentaires(paiement des heures supplémentaires, congés maladie, droit de grève)mais sera soumis au diktat de son employeur. Il constitue donc uneprécarisation inacceptable de nos conditions de travail et un cadeaufiscal fait au patronat en les exonérant des cotisations sociales quipermettent la redistribution et le partage des richesses.

Les conditions de vie, de travail et d’études se dégradent de plus en plus.Face à cette dégradation, qui a conduit à la révolte des banlieues denovembre dernier, le gouvernement a répondu par une véritableprovocation, la loi dite « pour l’égalité des chances ». Celle-ci viseà rendre plus violente l’entrée des jeunes dans le marché du travail(apprentissage dès 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, CPE...) et àrendre docile la jeunesse (renforcement des pouvoirs des policesmunicipales, suppression des allocations familiales et stages dans lapolice et l’armée pour les jeunes trop « turbulents »).

Le CPE fait suite à la mise enplace par décret du CNE en août dernier. Villepin a promis la remise encause prochaine du CDI, avant juin. Il est contenu dans cetteloi pour laquelle le gouvernement a tout d’abord décrété l’urgence,puis utilisé le 49-3, niant ainsi tout débat démocratique pour tenterde museler une nouvelle fois la jeunesse de ce pays en passant en forcepar crainte des mobilisations des jeunes et des salariés.

C’est pourquoi nous réaffirmons notre détermination sans faille à continuer la lutte jusqu’au retrait pur et simple du CPE.

Nous appelons ainsi toutes les universités et lycées à se mettre en grève.

Nous réclamons donc :

    • le retrait de la loi sur l’égalité des chances, dont le CPE fait partie(apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans...),
    • le retrait du CNE,
    • un plan pluriannuel de création de postes à la hauteur des besoins dans l’éducation nationale.

Le mouvement doit se construire avec tous : salariés, étudiants, lycéens. C’est pourquoi nous soutenons l’appel pour la journée du 7 mars. Nous mettons tout en œuvre pour développer un mouvement d’ensemble, massif, seul à même de faire reculer le gouvernement.

D’ici le 7 mars, nous relayons l’appelau 23 février lancé par l’assemblée générale de Rennes, pour laquellenous appelons l’ensemble de la jeunesse à se mettre en grève et àmanifester. De même, nous appelons à la mobilisation le 28 février afin de rythmer la mobilisation et demandons aux salariés et aux organisations de jeunesse de relayer cette date.

La prochaine coordination nationale se tiendra à Toulouse Rangueil samedi 25 février.




A LIRE SUR LE WEB :


fsd86-projet-tract-cpe.pdf
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