CR collectif86promotionsp du 30/08/05 à Montmorillon
lundi 5 septembre 2005.
La réunion de constitution du Collectif de mobilisation sur le thème des
services publics, appelée par le Forum Social Départemental (FSD)et le
Collectif des Citoyens du Sud Vienne Pour un Monde Solidaire (CCSVPMS)
était accueillie par l’UL CGT de Montmorillon.
Étaient présent-es :
Michel Multeau (secrétaire de l’UL CGT Montmorillon)
Daniel Lhomond et Roland Bouet (Les Verts-èlus à Poitiers et Buxerolles)
Florence Fourquet (CGT Domoform)
Jean Marie Nouhaud (UL-CGT)
Guillaume Bourdic (LCR)
Mickael Boilledieu (LCR)
Valérie Soumaille (FSD-FSU)
Emmanuelle Thareau (ATTAC Montmorillon et CCSVPMS)
Jean Pierre Huot (idem)
Monique Léger (ATTAC Montmorillon et CCSVPMS)
Thierry Millet (CGT Impôts)
Alex Agneray (ATTAC Poitiers et SDEN-CGT)
Joel Labracheriez (PCF-conseiller municipal de Montmorillon)
Yves Jean (maire de Queaux)
Pascal Canaud (FSD)
Excusés :
NPS86 ; Jacques Bouloux, maire de Jouhet ;les Alternatifs
Après quelques mots d’accueil de l’UL CGT et un rappel du pourquoi de
cette réunion par le FSD (cf convocation), les prises de paroles commencent.
Le CCSVPMS est issu de la campagne pour le Non au référendum. Un des
axes principaux choisi est le thème des services publics. Cela poursuit
le travail d’ATTAC Montmorillon auprès des élu-es sur l’AGCS.
La CGT Impôts était présente dans les mobilisations de Guéret et dans le
collectif de la Creuse d’autant plus que la mobilisation est née à la
suite de la fermeture de perceptions dans ce département. La CGT Impôt
était investie dans la campagne du Non. Elle est très impliquée dans le
collectif de Charente. Ce qui est à l’ordre du jour ce n’est plus la
fermeture directe des SP mais leur démantèlement bout par bout. Un des
problèmes de démantèlement du SP qui touche particulièrement les maires
c’est le service du cadastre qui est en voie de privatisation et la CGT
Impôt a souvent interpellé les maires à ce sujet.
Dans le Montmorillonais, l’UL CGT rappelle les regroupements effectués
ou envisagés par La Poste. Il n’y aura plus de bureau que sur
Montmorillon, Chauvigny et un peu Lussac. La ligne de train envisagée
entre Poitiers et Limoges :son tracé pourrait éviter Montmorillon avec
comme conséquence la fermeture de la gare et de la ligne actuelle. Sans
oublier les classes fermées tous les ans.
Le CCSVPMS rappelle les freins à la mobilisation dans la vienne, à
l’inverse de la Charente et rappelle l’initiative réussie à Queaux de
débat sur les SP. Exemple est donné également d’une lutte il y a deux
ans pour conserver deux filières en LP à Montmorillon. Une seule put
être gardée.
Le PCF précise que les attaques contre les SP sont sournoises car il ne
s’agit pas que de fermetures mais attaques contre le contenu, le SP peut
être vidé de son sens. On a vu ça également dans la constitution européenne.
La CGT Impôt pose le problème aussi en terme d’aménagement du territoire
? Certaines structures n’ont plus que deux ou trois agents et
n’apparaissent plus viables. La fermeture d’un des SP entraîne la
fermeture d’autres SP dans un cercle vicieux vers le bas. L’exemple le
plus criant est le Sud-Vienne qu’on semble vouloir spécialiser soit
comme poubelle (Vigeant) soit comme poubelle radioactive...
Le CCSVPMS donne l’exemple de certains départements qui ferment des
classes maternelles pour les plus petits afin de les remplacer par des
structures municipales ou associatives. L’aéronautique vient d’ouvrir
des crèches d’entreprises qui sont ouvertes 24h sur 24.
Le maire de Queaux expose la situation des Écoles rurales. Un rapport
récent, dans la suite du rapport Perse, expose une organisation des
Écoles en réseau, sur un bassin d’une trentaine d’écoles, en séparant
l’administratif du pédagogique. Cela enlève tout contrôle aux maires. Le
but de cette politique est d’en finir avec une Ecole rurale de proximité
alors qu’on sait utiliser les technologies de communication les plus
modernes pour mettre en réseau des échanges pédagogiques. Par ailleurs,
il ne faut pas parler de « défense » des SP car c’est trop restrictif.
Il faut être plus offensif, faire des propositions, opposer une autre
logique. Travailler plutôt à la « promotion » des SP. Exemple est donné
de la « fédération de promotion de l’école rurale » Il est rappelé que
la « ruralité » ne se limite pas à la vie agricole, loin de là. Il
existe aussi le périurbain et bien d’autres phénomènes. Sans oublier les
problèmes urbains notamment ceux des SP dans et pour les quartiers
populaires en ville.
ATTAC Poitiers pose la question d’une logique autre que la logique
libérale de spécialisation territoriale qui est à l’œuvre au niveau de
la carte des formations dans les lycées professionnels. Par exemple à
Montmorillon on n’a pas obligation de faire des études professionnelles
en rapport avec les moutons ou les macarons. Il nous faut prendre
exemple sur la bagarre contre le Naturoscope. Les habitant-e-es du
loudunais qui sont entré-es dans la bagarre défendaient aussi leur choix
de vie ; ils/elles ne voulaient pas d’un parc d’attraction, d’une
nouvelle route, etc. Les équipements publics doivent aussi suivre le
choix des habitant-es et pas tout le temps l’inverse. Il faut faire
vivre la démocratie et donner aux populations la possibilité d’exprimer
leurs besoins et leurs désirs. Il faut se réapproprier l’idée de « bien
public » et réintroduire des consultations populaires. Enfin, il faut
défendre la présence des structures et pas seulement des postes ou des
services car les équipements sont structurants. Autre argument en faveur
des SP c’est qu’ils existent car le privé n’assure pas de service quand
la demande n’est pas solvable. Souvent également les critères de
rentabilité s’opposent à ceux d’efficacité (cf le rail, l’avion,...)
Le CCSVPMS évoque un des aspects de la lutte pour les SP à travers
l’exemple d’ATTAC Chatellerault qui se bagarre pour une eau publique,
pour la sortir du secteur privé.
Tout le monde tombe d’accord pour dire que la promotion des SP ne doit
pas se faire au détriment des salarié-es du privé, qu’il ne faut pas
opposer les catégories de salarié-es, que les luttes des un-es profitent
à celles des autres.
ATTAC Poitiers ajoute qu’il existe une particularité des SP par rapport
au privé c’est le fait que la propriété de l’entreprise est collective,
sociale, de l’État, que chaque citoyen-nes en est propriétaire et donc
peut demander des comptes.
Les Verts abondent dans le même sens pour dire qu’il ne faut pas non
plus opposer campagne et ville, que les HLM, par exemple, s’occupe de
toute la population, quelque que soit le statut des personnes. Il faut
sortir de la spirale des fermetures du privé (ou du public) qui entraîne
d’autres fermetures (du privé ou du public). Il ne faut pas accepter
cette logique qui consiste à privatiser tout ce qui est rentable dans
les SP.
ATTAC Poitiers appelle de ses vœux à la constitution d’un collectif avec
une réunion publique où les gens pourraient s’exprimer et être écoutés,
où ils pourraient décider de leur mobilisation.
Décisions pratiques :
Constitution d’un collectif ayant pour nom « collectif 86 de promotion
des services publics » et création d’une adresse courriel.
Participation en tant qu’observateur à la coordination nationale des
collectifs le 17 septembre à Angoulême. (Thierry, Yves, Pascal.)
Distribution d’un tract lors du vote pour les sénatoriales le 18
septembre interpellant les maires et les invitant à participer à une
réunion publique.
Faire un communiqué de presse informant de la réunion de ce soir au
correspondant montmorillonais de la presse locale. (Emmanuelle et Jean
Pierre.)
Recontacter autour de nous, notamment les élu-es et les syndicats, pour
une prochaine réunion le jeudi 29 septembre à 20h30 dans une salle
publique à Chauvigny (réservation assurée par Michel)
Récupérer toutes les adresse électroniques des élu-es. (Alex)
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